La semaine du 20 au 27 avril 09 est la semaine Européenne de la vaccination. La vaccination a été le plus grand succès médical du 20ème siècle, en ce qui concerne la prévention des maladies infectieuses (variole, poliomyélite, diphtérie,…). Pour certaines maladies infectieuses, il n’existe pas de vaccin (paludisme, Sida, hépatite C..) ou des vaccins avec une efficacité incomplète (tuberculose, grippe) nécessitant la recherche de nouveaux vaccins. Ces dix dernières années les chercheurs se sont aussi intéressés à la vaccination thérapeutique dans le cadre de certaines maladies (Cancer, Alzheimer…).
Comme tous les médicaments, les vaccins doivent recevoir une Autorisation de Mise sur le Marché (AMM) pour être disponibles. Afin d’obtenir cette AMM, des études cliniques doivent être réalisées. L’étude clinique est une recherche médicale visant à obtenir les connaissances suffisantes sur la sûreté et l’efficacité d’un vaccin (ou médicament) lorsqu’il est administré à l’homme.
Aujourd’hui la recherche clinique est très encadrée par une méthodologie, une législation, et une éthique. Suivant un schéma bien établi :
En Europe et en France les Bonnes Pratiques Cliniques (BPC) qui garantissent l’éthique, la protection, le bien être des personnes participant, et la validité des données relatives aux études cliniques, sont rentrées dans le cadre législatif avec la directive européenne 2001/20/CE et la loi de santé publique n°2004-806 du 9 août 2004.
Le REseau national d’Investigation clinique en VACcinologie (REIVAC) est le réseau français dédié à la recherche clinique sur les vaccins. Il est coordonné par le Docteur Odile Launay à l’hôpital Cochin (Paris). Ce réseau est constitué de plusieurs unités de recherche clinique situées au sein d’hôpitaux universitaires français.
L’objectif du REIVAC est d’un intérêt de santé publique : améliorer la connaissance sur les vaccins. Pour cela, la plus grande attention est portée aux participants, par un personnel expérimenté, responsable à chaque étape de la recherche afin d’éviter chez les volontaires l’observation d’effets indésirables graves. Le risque certes existant reste donc très minime.
Se porter volontaire pour participer à des essais clinique peut être considérer comme un acte citoyen afin d’aider à améliorer la protection des générations présentes et futures.
REIVAC à donc besoin de volontaires pour participer à des études cliniques. Plus particulièrement de personnes en bonne santé (« volontaires sains »). Ce dernier est une personne qui choisit de participer à une étude et qui n’a pas de maladie qui puisse influer sur les résultats de l’étude. Néanmoins, chacun souffre ou a souffert, un jour ou un autre d’une maladie. Il faut donc comprendre le terme « Volontaire sain » par rapport au contexte. Par exemple une personne qui souffre d’hypertension artérielle pourra être considéré comme « sain » pour un essai clinique sur le vaccin contre la grippe.
Etre volontaire dans REIVAC c’est accepter:
La vaccination est particulièrement importante aux âges extrêmes de la vie (pour les bébés et les personnes âgées). En effet, leur système immunitaire n’est pas suffisamment réactif aux agents infectieux (bactéries, virus…). On parle d’immunosenescence chez les personnes plus âgées. Dans le cadre du REIVAC, beaucoup d’études portent sur l’évaluation de la réponse des vaccins chez les séniors (vaccins contre la grippe, contre le zona…). REIVAC vous sollicite pour vous inscrire sur sa liste de volontaires. Etre volontaire c’est participer activement à la recherche dans le but d’améliorer les modes de protection et de guérison des générations présentes et futurs, c’est aussi avoir le droit de se rétracter à tous moments sans justification ni préjudice. C’est Votre choix.
1 : Pour vous inscrire contactez REIVAC au 01 58 41 29 28 ou par courriel reivac.volontaire@cch.aphp.fr
2 : Référence à la loi en matière de protection des données personnelles, autorisation C.N.I.L N° 1230704
3 : Le montant des indemnités perçues par la personne en compensation des contraintes liées à la recherche (montant maximum qu’une personne peut percevoir sur 12 mois consécutifs) est fixée à 4500 euros pour l’ensemble des recherches auxquelles elle se prête (http://www.dirc.aphp.fr)